SAIGON - SUD DU VIETNAM

IMMERSION DANS LA CAPITALE ÉCONOMIQUE DU VIETNAM

Hô-Chi-Minh-Ville est la plus grande ville du Vietnam ainsi que le cœur économique du pays, avant même la capitale Hanoi. La ville est située sur les rives de la rivière de Saïgon, à proximité du delta du Mékong au Sud du Vietnam.

Hô-Chi-Minh-Ville a une réputation de ville moderne, dynamique, très active et très animée. Anciennement nommée Saigon, en référence à la rivière, la ville est parfois encore appelée par ce nom même si officiellement le mot Saigon désigne aujourd’hui plutôt le centre de Hô-Chi-Minh-Ville.

Histoire de Hô-Chi-Minh ville

Hô-Chi-Minh-Ville était autrefois le port le plus important du Cambodge et était peuplée par les Khmers, le groupe ethnique principal du Cambodge. La ville portait le nom de Prey Nokor.

La première présence vietnamienne dans la ville remonte au début du 17ème siècle, avec l’établissement d’une station fiscale en 1623 par le seigneur Nguyen. Puis, en 1679, un officier des seigneurs Nguyen établit un poste militaire dans cette région du Sud du Vietnam. C’est cette présence qui donne à la ville le nom de Sài Gòn.

Le 17 février 1859, une flotte franco-espagnole s’empare de la ville sous le commandement de l’amiral Charles Rigault de Genouilly. De mars 1860 à février 1861, les forces vietnamiennes de l’empereur Tu Duc assiègent Saigon car la ville représente une porte d’entrée de la Cochinchine ce qui lui donne une importance stratégique non négligeable, en plus de bénéficier d’importantes ressources agricoles. Après un an, le siège échoue suite à l’arrivée de renforts.

En 1862, le traité de Saigon est signé et transfère à la France la souveraineté sur plusieurs parties du Vietnam. L’empereur Tu Duc cède alors Saigon aux Français, au même titre que d’autres villes du pays. Les Français décident de garder le nom Sài Gòn mais en le francisant, ce qui donne Saigon.

L’urbanisme de la ville est alors repensé. Saigon est destinée à devenir une ville de colonisation, avec un plan géométrique faisant penser aux villes romaines. La ville était d’ailleurs surnommée le « petit Paris de l'Extrême-Orient » de par son aspect européen.

En 1954, à la fin de la Guerre d’Indochine, Saigon devient la capitale de la République du Vietnam (qui disparaît en 1975 et qui sera par la suite absorbée par le Nord communiste pour former la République socialiste du Vietnam que l’on connaît aujourd’hui).

A la fin de l’ère coloniale et après près de 100 ans de présence française, Saigon entre dans la Guerre du Vietnam. C’est à présent les Américains qui sont sur place, et la ville devient le centre principal des militaires américains en Indochine et dans le Sud du Vietnam.

La victoire du Nord communiste et le départ des Américains marque la chute de Saigon en 1975 ainsi que la fin de la Guerre du Vietnam.

C’est le 2 juillet 1976 que les vainqueurs communistes imposent le nom actuel de la ville, Hô-Chi-Minh-Ville, en hommage à Hô Chi Minh, le fondateur du Parti communiste vietnamien.

Que faire à Hô-Chi-Minh-Ville ?


La Cathédrale Notre-Dame de Saigon

Cette cathédrale a été construite de 1877 à 1880 par les Français. Elle est inspirée de la Cathédrale Notre-Dame de Paris et tous les matériaux de construction ont été importés de France. La cathédrale se trouve sur la Place de la Commune de Paris, non loin de la rue Dong Khoi qui est le cœur du quartier français à Hô-Chi-Minh-Ville.

La poste centrale de Saigon

Ce bâtiment abrite le bureau de poste principal de la ville, construit par l’administration des Postes françaises entre 1886 et 1891, durant l’Indochine française. La poste centrale se trouve en face de la Cathédrale Notre-Dame de Saigon. La charpente métallique du bâtiment a été imaginée par Gustave Eiffel. A l’intérieur on peut trouver des fresques sur les murs, des anciennes cartes, des anciennes cabines téléphoniques, des comptoirs ou encore un portrait de Hô Chi Minh.

Le palais de la réunification

Le palais de la réunification est un monument très important de la ville. Il a été utilisé à l’époque comme bureau pour le gouverneur de la Cochinchine, par le gouverneur-général de l’Indochine française mais également plus tard en tant que palais présidentiel par Ngô Dinh Diêm. Visiter ce palais permet d’en apprendre davantage sur l’histoire du pays et sur la vie quotidienne de différents dirigeants.
Le marché de Ben Thanh

Il s’agit d’un des plus grands marchés de la ville. On peut y trouver toutes sortes de marchandises. Bien qu’assez touristique, se promener au sein de ce marché est une expérience très intéressante car il est très animé et permet également de goûter différentes spécialités vietnamiennes.

Le musée des vestiges de la guerre

Ce musée de 7 300 m² abrite des expositions qui concernent la Guerre d’Indochine et la Guerre du Vietnam. Son nom était autrefois « Galerie des atrocités américaines », avant d’être modifié en « Galerie des Crimes de Guerre » puis en « Musée des vestiges de la guerre », son nom actuel.

Il permet d’en apprendre plus sur l’histoire du Vietnam et de ne pas oublier les horreurs qui sont liées aux différentes guerres. En effet, dans ce musée la Guerre n’est pas présentée de manière positive, bien au contraire.

Le musée est composé de deux parties : une extérieure avec des véhicules de guerre américains (chars, avions, canons,…) et une intérieure avec différents pièces, objets et photos. Le musée en abrite plus de 20 000, qui sont pour certaines difficiles à regarder. En effet, en visitant ce musée on passe par exemple devant un cliché qui représente le massacre de My Son en 1968 ou bien des pièces qui témoignent des conséquences désastreuses de l’utilisation de l’agent orange (un herbicide) par les américains : maladies chez les militaires utilisant l’herbicide mais également chez les combattants vietnamiens et les civils, malformations à la naissance même des années après les combats à cause des molécules encore présentes dans l’environnement,…

On y retrouve aussi des pièces qui témoignent des différentes tortures infligées aux prisonniers ainsi que des unes de journaux, des affiches de propagande anti-guerre et des reproductions des « cages à tigre » utilisées dans la prison de Con Dao, surnommée « l’enfer sur terre ».

Ce musée est un incontournable lors d'un séjour au Sud du Vietnam.

Le musée de l’ao dai

L’ao dai est une robe traditionnelle vietnamienne, portée par une grande majorité de femmes lors de cérémonies officielles et de mariages mais également parfois en tant qu’uniforme.

Ce musée dédié à la tenue traditionnelle a été conçu par Sy Hoang, un styliste ayant la volonté de mettre en valeur et de préserver l’ao dai. Il a été inauguré en 2014 et représente l’un des deux musées privés de Hô-Chi-Minh-Ville.

Visiter ce lieu permet découvrir l’histoire de l’ao dai ainsi que son évolution depuis sa création jusqu’à aujourd’hui. On peut également admirer les différentes étapes de la conception d’un ao dai. Différents ao dai sont exposés durant la visite en fonction des différentes périodes de l’histoire, tandis que certains ont appartenu à des Vietnamiennes célèbres.

De plus, le musée présente des œuvres littéraires, musicales et cinématographiques où l’Áo dài apparaît.  Le musée en lui-même est fait de bois ancien et situé dans un lieu calme, où on peut retrouver des étangs de lotus, des « ponts de singes », des rivières,…

Le musée Fito (musée de la médecine traditionnelle)

Le Musée Fito est l’autre musée privé de Hô-Chi-Minh-Ville. Il a en effet été construit par l’entreprise de pharmacie Fito Pharma. Il fait plus de 2 000 m² et se trouve devant l’usine de Fito pharma à 30 minutes du centre-ville.

La visite du musée se fait au travers de 14 salles, chacune avec un thème différent. Ainsi, vous trouverez par exemple dans la première salle environ 600 peintures de plantes médicinales mais également une salle de cinéma de 100 places qui projette un documentaire de 25 minutes dédié à la médecine traditionnelle du Vietnam, disponible en vietnamien, en anglais, en français ou en russe.

La gastronomie à Hô-Chi-Minh-Ville

La gastronomie à Hô-Chi-Minh-Ville est extrêmement variée et offre la possibilité de déguster de nombreuses spécialités du Sud du Vietnam. Voici quelques exemples : le com tam (brisures de riz avec du porc grillé, des oeufs frits, des légumes), le goi cuon (rouleau de printemps vietnamien avec du papier de riz, des crevettes, du porc, des vermicelles, des légumes), le banh mi (le Banh Mi d’Hô-Chi-Minh-Ville est réputé pour être plus léger que dans les autres régions du pays avec un pain plus croustillant, les ingrédients possibles restent tout de fois les mêmes à savoir viandes, oeufs, poissons, légumes), le banh xeo (une crêpe faite à base de farine de riz avec du porc, des crevettes, différents condiments,...),...

Quelques astuces lors de votre séjour à Hô-Chi-Minh-Ville

- Si vous passez par le marché de Ben Thanh, faites attention aux prix car le marché est plus fréquenté par les touristes que par les locaux et ils ont donc tendance à être plus élevés qu’ailleurs.

- La nourriture de rue à Hô-Chi-Minh-Ville permet aux visiteurs de profiter d’excellents mets vietnamiens mais également français.

- Si vous aimez les quartiers touristiques et animés, faites un tour à la rue Pham Ngu Lao, qui est rempli de restaurants et de bars. Ce quartier est encore plus vivant le soir !

Hô-Chi-Minh-Ville est la destination phare et incontournable d'un voyage au Sud du Vietnam. Elle regorge d'atouts alors n'hésitez pas à profiter au maximum de votre présence sur place.